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Vœu relatif à la dénomination d’un lieu parisien en hommage à Mohamed BOUAZIZI

Vœu présenté par Ian Brossat,
le groupe Communiste et élu-e-s du Parti de Gauche

Relatif à la dénomination d’un lieu parisien en hommage à Mohamed BOUAZIZI

Né le 29 mars 1984, Mohamed BOUAZIZI s’est immolé par le feu à Sidi Bouzid, le 17 décembre 2010. Comme beaucoup de jeunes Tunisiens, il était en proie à de grandes difficultés. Vendeur ambulant de fruits et légumes, c’est la confiscation de ses outils de travail qui le conduisent, ce jour-là, à commettre un acte désespéré.

Grièvement blessé, il est transporté à l’hôpital local, puis à Sfax, enfin au Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous, près de Tunis. Il meurt le 4 janvier 2011, sans avoir pu constater la portée considérable de son geste. En quelques jours, en effet, la colère des habitants de Sidi Bouzid a gagné tout le pays.

Vaincu par la misère, Mohamed BOUAZIZI est le symbole d’une jeunesse d’Afrique du nord en quête de liberté, de bien-être et de démocratie. A Paris, dont de nombreux habitants entretiennent avec la Tunisie des liens privilégiés, amicaux ou familiaux, la révolution de Jasmin a abondamment été fêtée.

A ce titre, et parce que les valeurs de la jeunesse tunisienne révoltée correspondent à celles défendues par notre ville,

Sur proposition de Ian Brossat, du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche, le Conseil de Paris émet le vœu qu’un lieu, une place ou une rue de Paris soit dédiée à la mémoire de Mohamed BOUAZIZI.

Le voeu est adopté.

Publié le

8 février 2011

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