Rechercher sur le site

Voeu relatif à l’organisation de Paris Danses en Seine.

Vœu présenté par Danielle Simonnet, le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche, relatif à l’organisation de Paris Danses en Seine.

Depuis les années 1990, des musiciens et des danseurs se réunissent sur le quai St Bernard (5ème arrondissement). La Ville de Paris, afin de réguler les questions liées aux nuisances sonores, de garantir la sécurité et d’assurer le caractère non lucratif des animations, a exigé que soit constituée une coordination unique de l’ensemble des intervenants.

En septembre 2003, l’association « Paris Danses en Seine » a ainsi été créée en fédérant différentes organisations de danses (tango, rock, salsa, danses folk, danses culturelles). Depuis, cette structure est l’interlocuteur unique de la Ville pour toutes les demandes d’autorisation de manifestations sur le quai St Bernard.

En 2006 et 2007, des nuisances sonores ont été constatées par des associations n’ayant pas, par ailleurs respecté la réglementation. La Préfecture de Police de Paris a durant l’été 2008 pris des mesures pour interdire les danses gratuites et publiques sur les quai de Seine, même quand les nuisances sonores n’étaient pas induites. « Paris Danses en Seine » a alors pris ses responsabilités, pour exiger des structures membres, de respecter scrupuleusement les réglementations et notamment d’être une structure associative loi 1901 non lucrative.

Des organisations évènementielles et lucratives ont provoqué une réunion non-conforme aux statuts pour prendre le pouvoir au sein de l’association. Les membres du bureau ont dû s’engager dans des démarches juridiques, encore en cours, pour contester toutes les décisions découlant de cette réunion irrégulière.

Mais depuis cette date, seul le Président proclamé par cette réunion irrégulière est reconnu comme interlocuteur par les services de la Ville de Paris. Depuis cette date, les plannings réalisés pour le déroulement des animations dansantes, ne contiennent plus d’associations mais des personnes nommées responsables pour un jour et un lieu, sans que rien ne garantisse à la Ville qu’il s’agisse d’associations et d’activités non lucratives ! Les liens avec des entreprises de spectacle s’avèrent de plus en plus évidents et éloignés de la démarche associative initiale. Certaines associations historiques, membres et fondatrices de l’association « Paris Danses en Seine », ne peuvent plus obtenir de créneau d’animations !

Considérant l’attachement de la Ville de Paris, dans le respect du cadre de vie, à soutenir les manifestations associatives culturelles de danses gratuites et publiques sur les quais de Seine,

Considérant le refus de la Ville de Paris de voir l’espace public privatisé par des particuliers, intervenant pour leurs intérêts individuels et cherchant dans le secteur des activités évènementielles à rentabiliser le domaine public,

Considérant que des démarches juridiques sont en cours pour contester la régularité de la réunion qui a mis le nouvel interlocuteur en place,

Considérant que dans SIMPA, c’est toujours le Président légalement élu par l’assemblée générale du 1er juin 2010, mais qu’il n’est plus reconnu par les services de la Ville comme le référent légitime,

Sur proposition de Danielle Simonnet, du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche, le Conseil de Paris émet le vœu que la Ville de Paris réunisse l’ensemble des associations de danse pour mettre en place une structure, de type commission consultative, sous l’égide de la DAC ou de la DUCT, garantissant le respect de la gratuité et du caractère non lucratif des animations et le choix démocratique de l’organisation des plannings.

Publié le

17 mai 2011

Auteur-e-s