Rechercher sur le site

Des moyens supplémentaires pour les crèches publiques

Alors qu’on nous explique qu’il faut trouver des économies, conséquence des politiques d’austérité, Emmanuelle Becker a proposé au Conseil de Paris d’adopter une position responsable et honnête : arrêter de subventionner les crèches confessionnelles et augmenter les moyens des crèches publiques. Nous avons été entendus sur l’un des deux points : la Ville de Paris s’est engagé à créer de nouveaux postes dans les crèches et améliorer les conditions de remplacement des agents.

Retrouvez notre vœu adopté

Considérant la prise en compte par la Mairie de Paris de l’importance d’un accueil des jeunes enfants de qualité pour les parisiennes et les parisiens, facteur prédominant pour favoriser le travail des femmes et par-là même leur émancipation.

Considérant que l’objectif municipal de création de 5000 places en crèches sur la mandature ne doit pas ne doit nuire ni à la qualité du service ni aux conditions de travail des personnels ;

Considérant la difficulté à maintenir un taux d’encadrement suffisant pour garantir un haut niveau de service et une amplitude horaire d’ouverture qui réponde aux besoins des parents ;

Considérant que le renforcement de la brigade de remplacement à la suite du mouvement de grève du Printemps 2014 n’a pas suffi à répondre à cette problématique ;

Considérant que les conditions d’entrée dans la brigade sont trop eu attractive pour les agents titulaire ce qui oblige l’administration à y intégrer des stagiaires de manière obligatoire ;

Considérant que la mobilité et la polyvalence imposées aux agents restent les seuls moyens de garantir la continuité du service ;

Considérant la difficulté des Educateurs de jeunes enfants à mettre en œuvre et faire vivre, faute de temps, le projet pédagogique de l’établissement ;

Considérant que cet environnement génère pour les agents surplus de travail et stress causant parfois l’épuisement et le développement de pathologies et d’accidents du travail ;

Considérant la forte pénibilité des métiers de la petite enfance générant une usure physique pour les agents et causant un grand nombre d’arrêts maladie en fin de carrière ;

Considérant les difficultés de la ville à pourvoir les postes créés dans les crèches récemment ouvertes ainsi que postes créés dans la brigade de remplacement ;

Considérant que l’accueil des jeunes enfants est un secteur en demande de recrutement, typiquement non délocalisable, et que le développement d’une offre de formation publique des personnels de la petite enfance sur le territoire Parisien améliorerait le service public et favoriserait le développement économique, l’emploi et la formation au sein du territoire parisien.

Considérant le prix rédhibitoire des coûts de formation pour les étudiants les plus modestes des écoles privées formant à la préparation de concours comme celui d’auxiliaire de puériculture.

Considérant que la ville de Paris a des objectifs ambitieux pour maintenir des taux élevés de personnels hautement qualifiés dans le secteur de la petite enfance, bien au-delà des normes exigées par les décrets en vigueur.

Considérant le faible taux d’hommes dans le secteur de la puériculture et le souci républicain de ne pas réserver un type de métier particulier à un sexe particulier.

Considérant la mobilisation des personnels de la petite enfance pour alerter d’une situation qui devient critique,

Sur proposition de Nicolas Bonnet Oulaldj, d’Emmanuelle Becker et des élu-e-s du groupe Communiste – Front de Gauche, le conseil de Paris émet le vœu que :

  • La Mairie de Paris redouble d’efforts pour pourvoir immédiatement les postes créés dans les nouveaux établissements, afin de rétablir des taux d’encadrement permettant d’exercer le service public de l’accueil des jeunes enfants dans des conditions optimales.
  • La Mairie de Paris crée de nouveaux postes d’ATEPE dans les crèches pour assurer l’alimentation des enfants et l’entretien du linge dans de bonnes conditions.
  • La Mairie de Paris renforce l’attractivité de la brigade de remplacement afin d’inciter les agents les plus expérimentés à la rejoindre ;
  • La Mairie de Paris se rapproche de la Région Île de France et des partenaires de la politique de petite enfance afin de faire émerger un projet d’école publique des métiers de la puériculture.

Le vœu a été retiré au profit d’un vœu de l’exécutif qui s’engage à renforcer les effectifs des crèches parisiennes

Publié le

3 juillet 2015

Auteur-e-s