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Une partie de la majorité est atteinte de strabisme divergeant

Beaucoup de spéculations autour des prochaines échéances municipales, tout le monde y va de sa petite phrase sur la fin programmée de la majorité actuelle au Conseil de Paris.

Spéculations, reculades, « Hidalgo bashing » sont des remugles d’une politique politicienne qui ne nous intéresse pas.

La majorité socialiste serait elle aussi peu sûre de son bilan qu’elle commence déjà à le solder avant l’échéance de 2020 ?

La tentation de certains de lorgner à droite n’est pas acceptable. La Président de la République mène une politique de droite et son projet de société est en totale contradiction avec ce que nous avons porté à Paris hier comme aujourd’hui. Dégradations des conditions de travail des Parisiennes et des Parisiens, suppression des emplois aidés et ses conséquences en particulier pour les associations à Paris, la réforme fiscale au seul profit des plus riches avec la réforme de l’ISF, la hausse de la CSG, la tentative de mise sous tutelle des collectivités territoriales par le biais de la contractualisation, le risque de disparition des départements, la dégradation de l’accueil des réfugiés et aujourd’hui la réforme de la SNCF.

Nous devons être fiers de ce que nous réalisons pour les Parisiennes et les Parisiens. La création de 7.000 logements sociaux par an, la promotion de l’égalité femme/homme et des droits humains ou encore le développement d’équipements publics sportifs et culturels et l’investissement dans les quartiers populaires doivent rester au cœur du contrat de majorité.

Les élections, présidentielle et législative, ont modifié le paysage parisien, les « macroniens » ont certes marqué des points, mais n’oublions pas que 43% des parisiens se sont abstenus au cours de la dernière élection, ce qui n’était pas le cas au moment de la municipale de 2014.

N’oublions pas l’électorat de gauche qui a voté Jean Luc Mélenchon et Benoit Hamon.

Ce strabisme de certains socialistes est dangereux, il se coupe de l’électorat populaire qui a soutenu la gauche en 2014.

Si la feuille de route de 2014 n’est plus la bonne, si les engagements pris devant les parisiens sont chiffons de papier, si l’exécutif est irrésistiblement attiré vers sa droite alors qu’on nous le dise.

Les élus communistes parisiens sont venus dans cette majorité dès le premier tour pour mettre en œuvre une politique de gauche dont ont besoin les Parisiennes et les Parisiens.

Encore faut-il qu’ils reçoivent des signes et que les communistes, véritables lanceurs d’alertes comme nous l’avons été sur les vacances arc en ciel ou la politique en direction du personnel municipal ou encore les personnes âgées modestes, soient entendus.

Nous sommes les garants de l’ancrage à gauche de la politique municipale décidée en commun en 2014. Si certains veulent changer d’attelage en cours de route et bien qu’ils le disent et nous en tirerons les conséquences.

Publié le

2 mars 2018

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