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Un service public de la santé au plus près des parisien-ne-s

Longtemps vanté comme l’un des plus performants du monde, le système de santé français connaît depuis plusieurs années une dégradation largement due aux exigences de rentabilité mises en place par les gouvernements de droite entre 2002 et 2012. Nous considérons que la santé est un droit. En remettant en cause ce droit, c’est une santé à deux vitesses que l’on met en place : d’une part ceux qui ont les moyens de recourir à des cliniques privées et de consulter les meilleurs spécialistes, d’autre part tous les autres. Ce traitement différencié des patients devenus des clients est moralement inacceptable. Il est inhumain. Les élus communistes se battent au quotidien pour la sauvegarde de l’hôpital public dont l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) est l’un des plus beaux fleurons ainsi que pour le maintien des structures de proximité que sont les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) et les caisses d’allocations familiales (CAF) dont le nombre ne cessent de diminuer dans la capitale. Ils se mobilisent également contre les dépassement d’honoraires et la pénurie de médecins et de spécialistes notamment dans les quartiers populaires. Alors que le changement de politique tant attendu par les médecins, les personnels hospitaliers et les patients se fait douloureusement attendre, trois mesures sont prioritaires :

(63) Décider d’un moratoire immédiat et sans condition concernant l’hôpital public. Ses réorganisations successives, les exigences de rentabilité qui lui pèsent, l’ont conduit au bord de la rupture. Fragilisé, il ne peut en supporter davantage. C’est une question de santé publique. La Ville de Paris, qui préside le conseil d’administration de l’AP-HP, doit en particulier agir pour empêcher la fermeture programmée de l’Hôtel-Dieu, qui dessert les neuf arrondissements centraux de Paris. Les fermetures de service en cours doivent cesser. La réflexion sur l’avenir de cet établissement doit être élaboré en prenant en compte les préconisations du projet alternatif porté par les personnels à travers le Pacte Hospitalier pour l’Hôtel-Dieu.

(64) Convoquer des Assises de la Santé à Paris avec l’ensemble des acteurs concernés pour permettre le renforcement de l’offre de soins, notamment le développement de l’Hôpital public.

(65) Créer des centres de santé municipaux appliquant les tarifs conventionnels du secteur 1 et pratiquant le tiers payant. Ils offrent en effet à de nombreux Parisiens en difficulté des soins, en particulier dentaires, ophtalmologique, gynécologique et pédiatrique à des tarifs conventionnés, sans dépassement d’honoraire.

Publié le

23 mai 2014