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UN PROGRÈS SOCIAL MONDIAL EST-IL POSSIBLE ? Rencontre débat avec Bernard Thibault

Mardi 10 mai 20h Espace Reuilly

Rencontre avec Bernard Thibault, à l’occasion de la sortie de son livre, le mardi 10 mai à 20h.

Dans « la troisième guerre mondiale est sociale », il présente le rôle et la place de l’Organisation Internationale du Travail. Cette organisation née au lendemain de la première guerre mondiale est unique dans sa composition s’y côtoient des représentants des états, des salariés et du patronat.

Son rôle a été et reste la question des droits syndicaux, du travail des enfants et du travail forcé. Aujourd’hui encore 72% des salariés du monde n’ont pas de conventions collectives et des états importants comme l’Inde, les États Unis et la Chine, comme les pays du Golfe, n’ont jamais ratifié les conventions qui protègent la liberté syndicale et le droit à la négociation collective.

La fragilité du système vient du déséquilibre entre les recommandations de l’OIT, qui ne s’imposent pas, et les décisions de l’Organisation Mondiale du Commerce, qui sont contraignantes.

Les droits des travailleurs sont une bataille quotidienne et acharnée contre la volonté de certains qui ne cessent de vouloir faire reculer les protections collectives.

Ce livre est publié, alors que se tiennent des négociations entre l’Union Européenne et les Etats-Unis pour mettre en place un nouvel accord de partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP), dit Grand Marché Transatlantique, cherchant à instaurer un vaste marché de libre-échange et des nouvelles règles qui autoriseraient les multinationales à contester les décisions prises par les Etats et les collectivités locales. Les conséquences seraient le nivellement par le bas et l’aggravation des conditions sociales et environnementales des pays européens que représenterait ce futur traité.

L’Union européenne elle-même, en validant des plans d’austérité de certains pays européens, et en acceptant les statuts de travailleurs détachés, s’est assise sur les codes du travail locaux et sur les décisions de l’OIT.

Bernard Thibault pointe les améliorations nécessaires à apporter à cette formidable organisation qui fait l’objet d’attaques incessantes des patronats nationaux et des multinationales.

Le débat que nous organisons autour de son livre prend un relief particulier dans notre pays quand la loi « travail » remet en cause des acquis dans la protection des salariés et accroît la précarité et les inégalités entre le patronat et le salariat.

En l’intitulant « la troisième guerre mondiale est sociale » Bernard Thibault situe bien le débat où il doit être. Nous sommes face à un choix de société, plus de pouvoir au patronat et donc plus de précarité ou plus de pouvoirs aux travailleurs et une meilleure répartition des richesses et des pouvoirs dans l’entreprise. Un progrès social mondial est-il possible ? Voilà l’introduction au débat auquel je vous convie.

Au plaisir de vous retrouver le 10 mai à 20h à l’espace Reuilly, 21 rue Antoine-Julien Hénard 75012 Paris – Métro Montgallet (8).

Publié le

4 mai 2016

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