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Voeu Relatif à la mobilisation des espaces vacants à Paris pour faire face à la situation d’urgence sociale

Relatif à la mobilisation des espaces vacants à Paris pour faire face à la situation d’urgence sociale

Considérant l’effort de la Ville pour développer une offre de 10 000 nouveaux logements par an,

Considérant l’objectif parisien de transformer 250 000 m² de bureaux vides en logement d’ici 2020,

Considérant la mobilisation de la Ville de Paris pour ouvrir de nouvelles places d’hébergement aux côtés de l’Etat,

Considérant les engagements pris dans le cadre du Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion,

Considérant la mise à disposition chaque année de l’Etat par la Ville et les bailleurs sociaux de sites temporairement vacants pour y ouvrir des places d’hébergement,

Considérant le succès de constructions en modulaires de centres d’hébergement,

Considérant néanmoins la tension très forte qui pèse sur le système d’hébergement à Paris et en Ile de France plus globalement,

Considérant que malgré cette mobilisation, de nombreuses personnes demeurent à la rue, notamment des familles avec enfants,

Considérant aussi l’arrivée à Paris, ville refuge, de nombreuses personnes fuyant leurs pays,

Considérant que Paris compte plus de 120 000 parisiens demandeurs d’un logement social,

Considérant que de nombreux bâtiments demeurent vacants dans Paris et pourraient être mobilisés, comme par exemple le lycée Camélia dans le 14ème vide depuis des années,

Considérant que cette situation est intolérable face à l’urgence sociale,

Sur proposition d’Hervé Bégué, Nicolas Bonnet-Oulaldj et des élu-e-s communistes-Front de Gauche, le Conseil de Paris émet le vœu :

• que la Ville de Paris répertorie les sites vides sur son territoire, qu’il s’agisse de bâtiments ou de friches, dans un objectif d’y créer des places d’hébergement ou de nouveaux logements,
• que l’Etat use de son droit de réquisition, par exemple pour mobiliser le lycée Camélia situé dans le 14e arrondissement,
• les bailleurs et la ville optimisent la mise à disposition temporaire avant travaux de bâtiments destinés à devenir du logement social,
• que le développement de sites en modulaires se poursuive, notamment au niveau des dents creuses,
• qu’une stratégie soit développée pour ouvrir davantage de places d’hébergement aussi des sites de bureaux vacants.

Publié le

15 décembre 2016

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