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Raphaelle Primet présente notre voeu relatif à la défense du métier d’éducateur de nuit à l’ASE

Retrouvez l’intervention de Raphaëlle Primet ainsi que notre voeu

Raphaelle Primet relative à la défense du métier d’éducateur de nuit à l’ASE
Suite aux revendications des syndicats, un décret applicable au 1er février 2019 a fait passer les éducateurs de nuit de l’ASE en catégorie A.

Cette avancée a néanmoins des conséquences paradoxales.
En effet , les éducateurs ne pourraient plus à cause de ce passage effectuer des heures supplémentaires et en conséquence effectuer les missions de nuit. Ils seraient donc remplace par des aides médico-psychologiques ou des veilleurs de nuit moins rémunérés et moins formés .

L’absence d’ éducateurs la nuit est incompatible avec les besoins de l’enfant. Vous le savez , les enfants de l’ASE ont été confrontés à des situations dures et violentes, et sont particulièrement fragiles. Ainsi, c’est bien souvent la nuit que ressurgissent les traumatismes et angoisses. Il est donc primordial de poursuivre la nuit le lien de confiance construit dans la journée avec les éducateurs et ne pas créer de rupture dans la prise en charge de ses enfants .D’ailleurs les professionnels le disent tous , la première question des enfants au moment du coucher et de savoir quel éducateur sera présent.

De plus les éducateurs risquent de perdre jusqu’à 600 euros par mois puisqu’ils étaient payés en heures supplémentaires et que les catégories À, selon les services de la ville n’auraient à priori pas le droit d’en faire , ce qui est contestable puisque nous savons que c’est possible par exemple dans la fonction publique hospitalière .
Cela représentera d’ailleurs à court terme un obstacle pour le recrutement déjà difficile des personnels de l’ASE qui sera beaucoup moins attrayant sans la perspective de ces heures supplementaires.

C’est pourquoi, nous demandons à la Ville, d’analyser les conséquences de ce décret, d’ assurer une continuité de la prise en charge des enfants, et du travail éducatif ainsi que un dialogue social clair entre les éducateurs et la direction de la DASES sur leurs nouvelles conditions de travail.

S’il est un domaine qui ne doit souffrir aucune économie c’est bien celui de la protection de l’enfance .

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Publié le

14 novembre 2018

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