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Pour un débat sur la présence postale en Conseil de Paris

Une nouvelle fois, Nicolas Bonnet Oulaldj a saisi le conseil de Paris pour s’opposer aux fermetures des bureaux de poste à Paris et demande à ce que le groupe La Poste viennent s’expliquer devant les élu-es parisien-nes.

Retrouvez son intervention

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Malheureusement cela devient une tradition qu’à chaque Conseil de Paris, à chaque Conseil d’arrondissement, il y ait un vœu sur la fermeture d’un bureau de poste à Paris.

J’ai souhaité avec mes collègues écologistes cosigner ce vœu et interpeller la Maire par courrier suite à la dernière Commission de présence postale qui s’est réunie pour étudier l’adoption du nouveau contrat de présence postale signé en janvier dernier par l’Etat, la Poste et l’A.M.F. Je tiens à vous alerter sur cette stratégie qui vise à réduire la présence postale dans la Capitale.

Durant l’automne 2016 jusqu’à aujourd’hui, ce sont près de 10.000 usagers de la Poste qui ont signé une pétition exigeant l’arrêt des fermetures de bureaux. Par deux fois, en novembre et en décembre, le Conseil de Paris s’est prononcé en faveur de la préservation de bureaux de poste. En décembre dernier, j’ai relayé ces inquiétudes en tant que Président de la Commission de présence postale auprès de M. WAHL, Président-directeur général du groupe "La Poste".

La réponse qui m’a été faite n’est pas des plus rassurantes. Elle a ainsi rappelé dans son courrier, bien que cela ne soit pas son intention, que la stricte application des règles d’accessibilité au service postal universel à Paris, par tranche de 20.000 habitants, serait de 112 points contact à Paris, ce qui entraînerait 86 points contact fermés à Paris. Vous voyez l’ampleur des dégâts auxquels nous devrions faire face.
Alors, je voudrais dire que le principal problème, c’est qu’aujourd’hui la Poste a ouvert 24 relais postaux dans des commerces, Franprix, Carrefour et autres enseignes. D’ailleurs, pour la première fois dans l’histoire de Paris, c’est dans un quartier populaire, dans le 18e, où un bureau a fermé - Tristan Tzara -, qu’un commerçant a repris une partie de l’activité postale.

Je voudrais vous dire que ces enseignes ont aussi une réputation sulfureuse en matière de droit du travail.
Certains magasins ont été condamnés pour non-respect du repos dominical, fraude à la mise en place d’instances représentatives du personnel ou pour des ouvertures nocturnes et dominicales en dehors des autorisations légales.
Pour toutes ces raisons, j’ai sollicité le Président de la 1ère Commission, Pierre GABORIAU, qui m’a répondu positivement pour que la Poste vienne s’exprimer devant les élus en 1ère Commission, et nous demandons à travers ce vœu qu’un débat ait lieu lors d’un prochain Conseil de Paris en présence de la Maire de Paris.

Je vous remercie.

Publié le

2 avril 2017

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