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Plus de moyens pour l’école primaire

Jean Noël Aqua interpelle sur le nombre insuffisant de postes pour couvrir les besoins de l’école primaire à Paris.

Retrouvez son intervention.

Madame la maire, mes chers collègues,

Mettre les moyens en face des besoins. Tel est le défi de toute politique qui s’intéresse avant tout à l’humain. Nous avons un gouvernement actuel qui prend l’équation en sens inverse. Il part des moyens pour définir les besoins que l’on pourra couvrir.

Son postulat, sa règle de plomb est donc la réduction de la dépense publique, réduction des coûts, réduction du nombre de personnels. Les ambitions sont censées en découler. C’est vrai sur tout sujet, et en particulier sur l’éducation.

Alors la façade est belle. On nous annonce de belles réformes, sur tout un tas de sujets. La réalité, dès que l’on regarde derrière les rideaux, est pleine de cadavres.

Notre vœu interpelle sur la dotation budgétaire pour les écoles parisiennes. Le nombre de postes est nettement insuffisant pour couvrir les besoins.

La dotation ministérielle de 107 postes est manifestement insuffisante pour répondre aux besoins de l’académie. Alors comment va-t-on procéder ?

Nous ne doutons pas que le rectorat arrivera à combler les trous avec des vacataires, en supprimant le volant de remplaçant, en transformant encore un peu plus des postes « plus de maitres que de classes » en postes classique, en fermant ici et là quelques écoles tout juste à la limite... Mais au final, le manque de volonté pour l’avenir de nos enfants est flagrant.

Nous ne doutons pas non plus que la volonté de dédoubler les classes de CP et de CE1 ne soit pas à l’origine, en partie, de cette baisse de dotation. À moyens constants, voire en baisse, pour donner aux uns, il faut prendre aux autres. C’est bonne vieille stratégie visant à diviser les gens, opposer les retraités aux actifs, opposer les cheminots aux usagers, opposer les chômeurs aux salariés... Cela tient un temps, mais cela, est non seulement médiocre, mais surtout, obère l’avenir des générations futures.

Pour toutes ces raisons, nous interpellons le ministère pour qu’il revoit sa copie, car pour le moment, il ne réalise certainement pas les attendus d’une éducation de qualité pour tous.

Publié le

22 mars 2018

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