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Maisons closes : salles de jeux ?

Nous regrettons fortement le vote de notre assemblée qui rejette notre proposition d’étudier les possibilités de fermeture de la « maison close 2.0 » sise dans le 14ème arrondissement. Nous saluons les votes personnels de Madame Danielle Simonnet et Madame Florence Berthout.
Cet établissement avec poupées humanoïdes hyperréalistes, est la dernière invention pour remettre dans le paysage les maisons closes.

Selon la réponse du représentant du Préfet de Police aucuns moyens de droit ne permet de fermer cet établissement et l’activité proposée ne répond pas à la qualification de proxénétisme au sens du code pénal.

Nous y voyons trois raisons de nous scandaliser.
D’abord, cet établissement pousse jusqu’au bout la logique de la femme objet. Elle l’est tellement qu’elle peut être remplacée par une humanoïde.
Ensuite cela remet dans le paysage les maisons closes et leur soi-disant nécessité pour certains hommes.
Enfin, ce « lupanar » est le summum de la déshumanisation de la relation entre les femmes et les hommes. Il banalise les rapports d’exploitation dont les femmes sont le plus souvent victimes, les réseaux de prostitution et la traite des êtres humains qu’ils mettent en place en témoignent.

Maison de jeux dirons certains ? Magasin de jouets diront d’autres ? À quoi joue-t-on exactement ? À la maison close et à la traite des êtres humains.

Espérons que la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes fasse une réponse au sénateur Pierre Laurent et que notre pays mène une réflexion approfondie sur ce phénomène comme cela est déjà le cas dans de nombreux pays du monde.

Publié le

22 mars 2018

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