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Les interventions policières dans les facultés sont inadmissibles pour les élu·e·s communistes

Les interventions policières sur les campus pour faire taire les oppositions à la loi Vidal sur l’orientation des étudiant·e·s se multiplient. Hier à Nanterre, la disproportion entre les moyens employés par la répression policière, au sein même des bâtiments de la faculté, lieux du savoir et de l’émancipation, ont choqué la communauté éducative. Aujourd’hui, c’est le président de l’Université de Tolbiac qui demande l’intervention des forces de l’ordre dans son Université.

Nous condamnons ce recours à la répression qui est révélateur de la manière dont le gouvernement d’Édouard Philippe et Emmanuel Macron conçoit les rapports sociaux. Si des coupables sont à rechercher, ils le sont bien du côté du gouvernement qui reste arc-bouté sur ses positions et veut imposer verticalement la sélection à l’Université, exacerbant les tensions par sa surdité. Les propos de la ministre de l’Enseignement supérieur qui a déploré « le retour d’une certaine extrême gauche » sont inquiétants pour la démocratie.

Nous continuons de soutenir les étudiant·e·s qui s’opposent à la loi Vidal. L’expression des corps intermédiaires, les manifestations et la construction de rapport de force sur le terrain sont constitutifs de la démocratie. Nous récusons la vision de celles et ceux qui voudraient que la démocratie se limite à un bulletin de vote glissé un dans une urne tous les cinq ans, renvoyant le reste des expressions politiques au rang « d’extrême » pour les disqualifier, instrumentalisant la violence de l’extrême droite pour se justifier.

La lutte que mènent les étudiant·e·s et les lycéen·ne·s contre la sélection à l’université est légitime. Nous l’avons souligné dès le mois de novembre par des vœux adoptés à notre initiative au Conseil de Paris. L’enjeu est grand : il s’agit de garantir l’accès à toutes et tous à l’Université, condition de la construction d’une société de la connaissance émancipatrice.

Publié le

11 avril 2018

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