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Le plan santé ne répond en aucun cas à l’état d’urgence

Le plan santé vient d’être présenté par le Emmanuel Macron, tant attendu mais pourtant si décevant. À l’entendre, on aurait pu faire sans. En effet, il ne répond en aucun cas à l’état d’urgence dans lequel se trouve, depuis déjà plusieurs années, le service public hospitalier. Que de promesses en début de mandature, bafouées par sa fascination pour la rentabilité immédiate.

Pourtant l’état de l’hôpital public est clair : des milliards de réduction budgétaires, des réformes du personnel qui conduisent à des dégradations gravissimes de leurs conditions de travail. La construction d’usines hospitalières et l’affaiblissement de la médecine en secteur 1 dans les territoires ruraux et certains quartiers de Paris au détriment de la réponse aux besoins.

Nous n’avons aucune réponse sur les EPHAD. Pourtant si le Président Macron analysait correctement les évolutions de notre société, il se rendrait compte que le vieillissement de la population demande une augmentation des effectifs des EPHAD, et des formations pour le personnel… Il annonce moins de contraintes sur l’ONDAM. Mais tant que des moyens suffisants ne seront pas accordés l’hôpital public continuera d’être asphyxié.

Mais pour le Président Macron le problème ne vient absolument pas du sous financement de l’hôpital public. La réduction des moyens budgétaires permettront d’améliorer le service public.

C’est encore un Président sourd aux alertes des personnels soignants qui annoncent l’état de dégradation de leur mission de service public.
En refusant d’accorder des moyens supplémentaires, il est en train de laisser mourir le service public.

Pendant ce temps-là, Macron n’hésite pas à perdre de l’argent en donnant aux riches en suppriment l’ISF ou en conservant le CICE.

La suppression du numerus clausus est une nouvelle attendue pour remédier au déficit de l’offre de soin généraliste particulièrement en secteur 1. Il ne suffit pas de le dire encore faut-il déployer un plan de formation adéquat.

Le Président Macron semble sensible aux arguments de Margaret Thatcher et Reagan avec « le new public management » qui consiste à réduire les missions de l’État aux missions régaliennes et confier le reste au privé.

Le Président fait le choix de changer le système de santé traditionnel c’est-à-dire qui participe à la solidarité et à la cohésion sociale en un système profondément inégalitaire.

Dans le plan d’urgence présenté lors de la Fête de l’Humanité, le PCF réclamait l’arrêt des restructurations hospitalières, la création dès 2019 de 100 000 nouveaux emplois hospitaliers pour répondre à la souffrance des personnels et des malades. A la place, le Président annonce, pour toute la France, 4000 postes d’assistants médicaux dans la médecine de ville et rien pour l’Hôpital.

Nous continuerons de nous mobiliser sur le tour de France des hôpitaux, de mener des initiatives avec l’ensemble des acteurs et des habitants, car notre première préoccupation est de répondre à leur intérêt. Nous en ferons une priorité.
Ce plan santé n’apporte aucune réponse sérieuse aux besoins et aux attentes principales et continue de s’insérer dans la logique « on peut faire plus avec moins »

Publié le

18 septembre 2018

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