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Le label « fabriqué à Paris » sera pérennisé

Il y a un an, sur proposition des élu-es communistes parisiens, nous avons créé le label "Fabriqué à Paris" qui s’est révélé être un franc succès.
Nous devons maintenant veiller à pérenniser ce dispositif plébiscité par les commerçants et les artisans en travaillant de concert avec les différentes branches représentées et les mairies d’arrondissement pour populariser encore plus le label et garantir une représentation de la diversité de la création parisienne.

Retrouvez l’intervention de Nicolas Bonnet Oulaldj

Madame la Maire,

Mes chers collègues, Madame la Maire adjointe, chère Olivia POLSKI, l’an passé à la même époque nous votions une délibération pour la création du label "Fabriqué à Paris". Ce, avec beaucoup d’enthousiasme et d’interrogations sur la manière dont les fabricants allaient s’emparer de ce projet.

Un an plus tard, nous pouvons nous féliciter de la réussite de la création de ce label, qui a été un franc succès avec beaucoup de candidatures, mais aussi beaucoup de qualités et de diversité.

Plusieurs enseignements sont à tirer de cette première édition. Le travail avec les branches professionnelles et les mairies d’arrondissement doit être approfondi pour populariser le label et avoir un nombre important de candidats et de produits représentatifs de la diversité de la création parisienne.

J’en profite pour remercier les maires d’arrondissement, notamment le maire du 11e arrondissement, qui ont remis eux-mêmes dans leur mairie d’arrondissement ce label aux fabricants.

La nécessité de revoir les catégories du label pour éviter le déséquilibre, c’est ce que propose cette délibération. La communication autour du label sur ces supports de la Ville est importante. Nous avons besoin de plus de visibilité sur nos outils numériques. Un travail est à envisager aussi en lien avec les acteurs du tourisme, nous avons associé Jean-François MARTINS à la réflexion, notamment autour des hôtels. Imaginer, pourquoi pas, une application numérique proposant une cartographie des labellisés à Paris.

Nous devons aussi impliquer davantage les Parisiennes et les Parisiens dans le vote "coup de cœur", tout en étant tout à fait honnête sur la manière dont cela s’est passé, bien souvent certains fabricants ont utilisé leur propre réseau et il y a une question d’égalité de traitement dans ce vote par Internet qu’il faut que l’on étudie de près.

L’importance de créer des événements pour mettre en valeur les labellisés, je pense à l’exposition que nous avons eue à l’Hôtel de Ville, qui a été un franc succès et que l’on peut reconduire.

Evidemment, nous avons eu beaucoup de débats autour du marché de Noël et je pense que cela continuera, notamment après les propos de M. CAMPION et le choix du Gouvernement de retirer, et j’espère que cela se traduira en acte, le marché qui était prévu pour les Tuileries.

Nous proposons que ces marchés de Noël, dans différents arrondissements, s’appuient sur les labellisés.

Réfléchir à la manière dont les labellisés pourraient être des ambassadeurs du "Fabriqué à Paris", exposer leur travail, leurs problématiques, leurs besoins, poursuivre leurs activités et pourquoi pas avoir un lieu, un hôtel fabriqué à Paris.

Nous espérons que cette seconde édition sera un plus beau succès et permettra d’élargir et d’étoffer le panel des labellisés. Les premiers chiffres semblent le montrer. Nous pouvons dès maintenant remercier la DAE pour le travail engagé, pour l’énergie à résoudre de petits dysfonctionnements de la plateforme numérique sur laquelle s’inscrivent les labellisés.

Merci aussi à Olivia POLSKI pour son travail, son engagement sans faille.

Je salue l’augmentation des dotations "lauréats du label" et la prise en compte de nos remarques sur les catégories avec cette nouvelle édition.

Je conclus en insistant encore une fois sur le fait que le label "Fabriqué à Paris" est emblématique de notre engagement pour construire un Paris pour toutes et tous, pour que tout le monde puisse rester vivre et travailler à Paris.

Cela va de pair avec nos travaux sur le foncier, sur l’action du G.I.E. Commerces et bailleurs sociaux.

Cela va de pair avec notre engagement pour la diversité du tissu commercial à Paris comme le fait la SEMAEST, comme nous l’avons fait en nous opposant à l’extension du travail dominical et j’en parlerai dans un instant concernant le cour Saint-Emilion et le quartier de Bercy, pour que les grandes enseignes ne dévorent pas les petits fabricants, dont le travail relève autant de l’histoire que de la richesse et de l’avenir de notre ville.

Publié le

10 octobre 2018

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