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Les Centres d’Information et d’Orientation

Le désengagement de l’Etat est un problème récurrent pour les collectivités locales depuis de longues années. C’est pourquoi, lorsque cela est possible, il nous faut pousser à ce qu’il paie pour ce qu’il doit effectivement payer. C’est le cas des Centres d’information et d’orientation. Mais nous devons, dans le même temps, garantir pour cette mission essentielle de l’orientation et pour les agents les conditions du maintien de l’activité des CIO. Retrouvez l’intervention d’Emmanuelle Becker.

Madame la Maire,
Le groupe Communiste Front de Gauche approuve cette délibération. Elle s’inscrit dans la continuité des négociations entamées l’année précédente avec l’Education Nationale sur la question des centres d’information et d’orientation.

Le système proposé est conforme à notre engagement et notre combat commun sur ce sujet : la ville met à disposition des locaux à titre gratuit à l’éducation nationale, et cette dernière assume les charges courantes : notamment l’eau, d’électricité et le chauffage, les prestations de ménage et de maintenance des locaux.

Cette répartition est pour nous la bonne. Il est normal que l’Etat prenne davantage à sa charge des équipements qui sont en principe sous sa responsabilité. Une responsabilité également financière, qu’il doit assumer, particulièrement lorsqu’il réduit les moyens des collectivités. Nous nous sommes engagés à soutenir l’intervention de Madame la Maire auprès de l’éducation nationale dans ce but.

Le désengagement de l’Etat est un problème récurrent pour les collectivités locales, et ceci depuis de longues années. Les compétences mal transférées et les baisses régulières des dotations sont les principaux signes de cette décharge de responsabilité de l’Etat vers nos communes, nos départements et nos régions. Un Etat qui n’hésite pas, d’ailleurs, à nous donner ensuite des leçons de bonne gestion.

La seule évocation du combat que nous menons depuis des années pour le remboursement du mauvais transfert du RSA au département de Paris, suffit à elle seule pour illustrer ce problème qui grève durablement notre budget et complique notre gestion.

C’est pourquoi, lorsque cela est possible, il nous faut pousser à ce que l’Etat paie pour ce qu’il doit effectivement payer. C’est le cas des Centres d’information et d’orientation.
Notre demande est légitime et juste, Mais nous devons, dans le même temps, garantir pour cette mission essentielle de l’orientation et pour les agents les conditions du maintien de l’activité des CIO. Nous nous sommes engagés collectivement, au cours de ces derniers mois, à ce que l’ensemble des CIO parisiens soient maintenus à l’issue de la négociation, et que l’on ne constate pas de dégradation ou de baisse dans ce service public.

L’information des jeunes élèves sur leur avenir scolaire et professionnel est une mission essentielle. Les CIO assurent leurs missions auprès de l’ensemble des élèves parisiens, mais aussi des jeunes non scolarisés et des adultes. Ils sont à l’origine d’un grand nombre de carrières universitaires et professionnelles, et sont des acteurs primordiaux de la réinsertion.

C’est fondamentalement une mission de proximité, et nous nous devons de garantir que cette passation ne soit pas synonyme de restructuration des locaux.

C’est pourquoi, alors que les négociations ne sont pas encore terminées, nous renouvelons notre volonté de maintenir l’ensemble des CIO. Et nous voterons favorablement au vœu présenté par notre collègue Danièle Simonnet, qui s’inscrit pleinement dans cette démarche.

Je vous remercie.

Publié le

19 février 2016

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