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Gratuité des transports : Valérie Pécresse en marche arrière

Valérie Pécresse annonce par la bande que la gratuité ne serait pas une option pour elle. Pourtant, de nombreuses villes, comme Dunkerque récemment ou Aubagne par le passé, ont fait la démonstration que la gratuité est tout à fait possible sur une échelle métropolitaine. C’est une mesure d’actualité, socialement et écologiquement responsable.

Nous continuons à plaider pour une gratuité à l’échelle de l’Ile-de-France. Elle serait d’autant plus possible à l’horizon 2030 lorsque le Grand Paris express pourra amplement absorber une augmentation d’usagers.

Madame Pécresse a pourtant réaffirmé son opposition à la gratuité des transports en commun, affirmant qu’elle serait impossible à financer. Elle prétend que cette mesure occasionnerait 500 euros d’augmentation des impôts par ménage.

Il semblerait, sans surprise, que les préconisations de l’étude qu’elle a commandée ne proposent que des pistes de financement visant à faire payer davantage les usagers et usagères. En bonne élève de Madame Thatcher, elle ferme le débat en n’envisageant qu’une augmentation du titre de transport, ou l’instauration de péages urbains. Nous restons opposés à ces péages qui créeraient des frontières entre les territoires et les classes sociales.

A rebours de ce manque d’ambition, nous réaffirmons la possibilité d’avancer à très court terme des mesures de gratuité partielle pour aller vers la gratuité totale.

Les communistes ont déjà gagné la gratuité à terme pour certains publics (bénéficiaires du RSA, retraités à bas et moyens revenus…). Nous voulons étendre la gratuité aux moins de 18 ans et à toutes les personnes bénéficiant des minima sociaux.

Le coût de la gratuité pour ces 3 millions de personnes, qui n’empruntent pas les transports pendant les heures de pointe, est atteignable : la hausse du versement transport dans les territoires les plus favorisés (Paris et les Hauts de Seine) permettra de couvrir les 350 millions d’euros nécessaires.

De la même manière que Paris a réussi à financer la gratuité pour les retraités à bas et moyens revenus, il est possible de rembourser la moitié du titre de transport des jeunes et des retraités imposables.

Des leviers de financement existent. Les élu.e.s communistes l’ont déjà démontré avec le pass navigo unique, que Mme Pécresse veut aussi remettre en question.

La mobilité est un droit auquel toutes et tous doivent pouvoir accéder. A l’heure où certains voudraient enfermer les débats dans des solutions purement individualistes, nous pensons que les transports peuvent être collectivement disponibles parce que collectivement payés.

La gratuité des transports en Ile-de-France est un horizon à atteindre pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux de notre temps.