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Faire de Paris une ville exemplaire : l’égalité entre les hommes et les femmes

L’Histoire le montre : le progrès des conditions de vie des femmes profite à toutes et tous. Il permet des avancées au sein de la cité comme dans le monde du travail. Si la ville ne manque pas de clamer son attachement à l’égalité entre les femmes et les hommes, force est de constater qu’à Paris comme ailleurs de profondes inégalités et discriminations demeurent. Qu’il s’agisse de la lutte contre les violences faites aux femmes, du droit à disposer de son corps, ou encore de l’égalité salariale, le chemin est encore long. Notre municipalité doit s’engager pleinement. Parce qu’en plus d’agir par des mesures concrètes en faveur de l’égalité réelle, elle participe à l’évolution des mentalités. L’égalité est un combat de tous les jours. Pour cela, nous voulons :

(49) Lutter contre les violences. Nous préconisons la création d’un observatoire parisien des violences faites aux femmes. Inspiré de l’action que le Conseil général de la Seine-Saint-Denis mène en la matière, l’observatoire parisien sera doté de moyens financiers et humains pour assurer trois missions : 1. Développer les actions de protection et d’accompagnement des victimes en partenariat avec les structures existantes en matière d’hébergement d’urgence, de logement pérenne et d’alerte via le dispositif de téléphones portables d’alerte. Une attention particulière sera accordée aux enfants victimes des violences dans le couple ainsi qu’à leurs mères et aux violences sexistes et sexuelles dans les relations de travail ; 2. Mener des actions de sensibilisation et de formation en partenariat avec les associations et les pouvoirs publics ; 3. Croiser les données existantes issues des institutions de recherche et de statistiques et des associations pour disposer de données fiables ; initier des recherches actions pour rendre davantage visibles l’ampleur des violences faites aux femmes ;

Il faut également compléter le dispositif du contrat parisien de sécurité en vigueur en obtenant qu’un agent dédié aux femmes victimes soit présent dans chaque commissariat. Les services municipaux devraient systématiquement coordonner la mise à l’abri des femmes seules ou avec enfant. Par ailleurs, il nous faut créer un nouveau centre d’hébergement d’urgence des femmes à la rue. Nous proposons aussi de renforcer avec l’Etat la lutte contre les réseaux mafieux prostitutionnels et d’améliorer la prévention auprès « des clients ». La Ville de Paris doit à l’initiative d’un dispositif de mise à l’abri et d’accompagnement des prostituées.

(50) Garantir le droit à disposer de son corps. Ce droit ne se réduit pas à l’IVG. D’ailleurs il faut élargir la prévention à tous les moyens de contraception et la territorialiser au plus près de la vie des femmes. La Ville de Paris devra soutenir les maternités et les centres IVG de proximité, aujourd’hui victimes de la T2A. Les difficultés récentes de la maternité des Bleuets ont démontré l’absurdité et la dangerosité des logiques financières appliquées à la santé. De manière plus générale, le droit à disposer de son corps, c’est la promotion de l’éducation sexuelle mais c’est aussi la lutte contre la publicité sexiste et tout ce qui utilise le corps des femmes comme un objet. La Ville de Paris doit prendre toute sa part dans ce combat.

(51) Imposer l’égalité professionnelle partout. Dans les entreprises publiques et privées, mais aussi parmi ses personnels, la Ville doit faire respecter cette égalité, par exemple dans le cadre des conditions aux marchés publics, ou par l’établissement de chartes contraignantes. Nous pouvons lutter pour rendre obligatoire et visible les statistiques sexuées. Nous proposons d’amplifier le plan d’égalité au travail à la ville de Paris, de titulariser les femmes en catégorie C. En lien avec l’inspection du travail, il faut organiser des points d’information sur le droit des femmes et rendre publics les jugements contre les entreprises ne respectant pas le code du travail.

(52) Aider à la parentalité : Le développement des crèches, de l’école dès 2 ans 1/2, et autres modes de gardes sont précieux pour l’émancipation des femmes. Pour répondre aux besoins des Parisiennes et Parisiens, nous voulons la création d’un centre de formation parisien aux métiers de puériculture, facilitant à terme le recrutement dans des crèches municipales. L’aide à la parentalité doit être renforcée par le développement de « Café des parents » et la mise en place dans tous les arrondissements de Relais info familles. Nous voulons avec les PMI, des permanences et des lieux d’écoute et d’entraide dédiés aux parents. Nous proposons également de renforcer nos politiques éducatives et de prévention, en lien avec l’Education nationale. Il s’agit tout autant d’ouvrir les yeux des jeunes Parisiens que de former les encadrants à une éducation non sexiste. Dans le cadre des activités scolaires, culturelles et sportives, la ville de Paris va à la rencontre de beaucoup d’enfants et d’adolescents : il faut en profiter pour promouvoir l’éducation à l’égalité. Nous proposons la création d’un forum annuel d’éducation et de prévention, non sexiste, adressé aux lycéens et étudiants.

(53) Se mobiliser pour l’exemplarité partout dans le monde. Par son rayonnement international, Paris a l’occasion de donner le bon exemple. La Ville doit soutenir les femmes en lutte, agir concrètement auprès de celles-ci, partout dans le monde. Elle doit veillez à accueillir les femmes immigrées, les réfugiées politiques, les demandeuses d’asile. Mais elle doit aussi soutenir les projets et les luttes des femmes de par le monde en parrainant des projets.

Publié le

23 mai 2014