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Etudier pour (se) reconstruire

Jean Noël Aqua intervient sur l’aide de la ville de Paris à l’association Démocratie et Entraide en Syrie.
Il rappelle l’importance de permettre aux étudiants des pays en guerre de pouvoir continuer à étudier pour leur permettre de continuer à acquérir les outils pour construire leur avenir commun.

Retrouvez son intervention :

Madame la Maire, mes chers collègues,

L’association Démocratie et Entraide en Syrie joue actuellement un rôle essentiel pour l’avenir de la Syrie et des étudiants syriens ou syro-palestiniens. En effet, Pierre Henry, président de l’association Terre d’Asile explique : « Étudier, c’est limiter les effets d’une génération sacrifiée et préparer l’après-guerre ». On ne peut étudier sous les bombes mais étudier est nécessaire pour pouvoir reconstruire son pays. Aider les étudiants à poursuivre leur cursus, c’est leur permettre d’accumuler les outils pour construire leur avenir commun.

Tous les étudiants qui viennent en France pour une année ne veulent qu’une seule chose : retourner dans leur pays afin de participer à sa reconstruction. Le courage de cette jeunesse, porté par l’espoir de l’après-guerre, est une leçon de vie que nous recevons tous.

Il nous faudrait faire plus c’est évident. Chacun en sera d’accord. Plusieurs départements comme Le Val de Marne et plusieurs universités comme à Paris I ou à Poitiers accueillent également depuis plusieurs années des étudiants syriens et syro-palestiniens. Paris avait pris l’engagement d’accueillir et aider les étudiants réfugiés.
Paris doit en effet continuer à être le symbole d’une ville-refuge, d’une ville-monde qui sait promouvoir les droits humains non pas seulement à l’étranger mais également sur son territoire. Le faible score du Front National à Paris démontre que ces démarches multiples que nous mettons en place autour de l’accueil des migrants et réfugiés sont des faits positifs pour toutes et tous. Cela crée une prise de conscience de la situation des peuples en zones de conflit. Chacun comprend ainsi la nécessité de prendre part à une démarche de solidarité urgente.

Lorsque Paris met à disposition son hospitalité, ses ressources et son cosmopolitisme au service des droits humains, de la démocratie et de l’entraide, j’entends Aragon réciter : « Où fait-il bon même au cœur de l’orage, où fait-il clair même au cœur de la nuit Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai, Que mon Paris défiant les dangers ».
Paris a dû et su dans son Histoire se reconstruire, elle ne pouvait donc ignorer cette jeunesse blessée mais déterminée à relever son pays.
Nous sommes donc fiers, en tant que parisiens mais aussi en tant que communistes, de voir que Paris contribue à l’édification de la paix, à la solidarité entre les peuples et à la construction de l’avenir de la jeunesse du monde.

Je vous remercie,

Publié le

9 mai 2017

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