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Égalité réelle : l’éducation la mérite bien

Sur Paris, les conséquences des réformes du gouvernement se font déjà sentir dans les écoles, collèges et lycées. À l’ordre du jour, austérité et inégalités croissantes.
Le nombre de postes en maternelle est insuffisant au regard du nombre de postes nécessaires. Le dédoublement des classes de CP et de CE1 se traduit ainsi déjà par des difficultés dans les autres écoles. Le recours à des emplois précaires, la suppression de certains postes de « plus de maîtres que de classes » et de remplaçants, va venir camoufler cette insuffisance. Mais au détriment des conditions d’enseignement.

Les collèges et lycées sont au même régime. La baisse de la dotation horaire globale, de 459 heures dans les collèges, et de 125 heures dans les lycées, va venir, encore une fois, diminuer le temps éducatif consacré aux élèves.

Enfin, la sélection généralisée instaurée par « Parcoursup » inquiète déjà de nombreux bacheliers et professionnels. Pour les uns, un système kafkaïen d’orientation. Pour les autres, une concurrence entre établissements, aboutissant à des baccalauréats différents selon le lycée d’obtention.
Cette politique a sa cohérence. Sous couvert d’adaptation, elle casse l’égalité des enfants face au savoir, enfermant les jeunes encore un peu plus dans les déterminismes sociaux. C’est inacceptable pour les communistes. Nous nous y opposons tant sur Paris que nationalement.
Enfin, nous reposons la question des rythmes éducatifs dans le primaire. Nous souhaitions que cette question soit revue par une norme nationale. Les orientations prises par le gouvernement vont à rebours de cette idée. Ne pouvant rester sourds aux difficultés qui remontent des conseils d’école, nous demandons que la Ville consulte l’ensemble de la communauté éducative pour améliorer l’aménagement des rythmes éducatifs. Écouter le terrain pour agir, c’est notre conception de la démocratie.

Publié le

20 mars 2018

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