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Création d’un dispositif "SOS Rentrée"

L’injustice sociale et les multiples refus d’affectation engendrés par le dispositif Parcoursup nous amènent à penser un dispositif de type "SOS rentrée", un dispositif qui permettrait pour les étudiants bloqués à la rentrée dans tous leurs vœux, d’avoir un dialogue éclairé et facilité avec le Rectorat.

Retrouvez l’intervention de Jean-Noël Aqua et notre voeu.

Madame la Maire, mes chers collègues, le fiasco de "Parcoursup" se révèle chaque jour un peu plus. On nous avait promis que le tirage au sort d’A.P.B., qui je le rappelle ne concernait que 0,4 % des étudiants, était un vieux cauchemar. Le cauchemar empire. "Parcoursup" généralise en fait la loterie pour tous.

On nous avait promis jusque dans cet hémicycle, par les zélés servants et servantes de Jupiter, qu’aucun étudiant ne recevrait de réponse négative.

La réalité, c’est que "Parcoursup" bloque l’avenir de nombreux lycéens parfois classés 157e sur une liste d’attente de quelques centaines de places.

Cerise sur le gâteau prévisible, prévue et prévenue par nous-mêmes dans un vœu de décembre, de nombreux élèves sont refoulés dans tous leurs vœux avec une injustice sociale très marquée.

Là où des classes entières dans les quartiers favorisés ont au moins un choix accepté, des classes entières dans les quartiers pauvres, par exemple de l’autre côté du périphérique, ont tous leurs choix refusés. Un vrai supplice jupitérien, alors même que les lycéens devraient se préparer au bac.

Pour conclure, de nombreux lycéens aujourd’hui sont dans l’incompréhension validant parfois un vœu qui est invalidé le lendemain par le logiciel.

Que pouvons-nous faire pour aider les lycéens et leurs familles victimes de cette politique ? Nous proposons par notre vœu de créer un dispositif de type "SOS rentrée", un dispositif qui permettrait pour les étudiants bloqués à la rentrée dans tous leurs vœux, d’avoir un dialogue éclairé et facilité avec le Rectorat.

Celui-ci restera le dernier recours pour avoir au moins une place dans une formation.

Nous savons que la pauvreté n’est pas qu’économique, mais aussi informationnelle et relationnelle. Nous savons que Paris accueille de nombreuses classes populaires mais aussi des classes moyennes perdues dans les dédalles du kafkaïen "Parcoursup".

Les syndicats étudiants sont sur le pied de guerre pour leur venir en aide, mais il y aura certainement des cas compliqués à gérer à la rentrée. Nous proposons de nouer un dialogue constructif avec tous les acteurs et le Rectorat afin de trouver des solutions qui permettent à tous les jeunes de partir dans la vie sur des choix qui leur sont propres.

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Publié le

6 juin 2018

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