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Contre les inégalités, il faut partager les richesses et mobiliser de nouveaux financements pour la justice sociale et un développement humain durable

Nous proposons :

(69) D’exiger de nouvelles conditions d’emprunt, non pas sur le marché financier, mais auprès des banques et institutions spécialisées, pour investir dans de nouveaux services et équipements publics. Paris est la grande ville la moins endettée de France. L’encours de sa dette correspond en effet à un taux d’emprunt de 42% quand la moyenne française des villes de plus de 100 000 habitants en France est de 84 %. Marseille culmine à 169 %, Lyon à 66%. Ce taux laisse des marges d’emprunt très importantes qu’il convient d’utiliser. Il s’agit, pour cela, d’obtenir une plus grande implication des banques de façon à diminuer le coût du crédit. Les parisien-ne-s, à fin juin 2013, ont en dépôts plus de 263 milliards d’euros dans les banques parisiennes. L’essentiel de cet argent provient du virement mensuel automatique et quasi-gratuit des salaires, pensions, retraites, allocations de toutes sortes sur les comptes courants bancaires. Cet argent, qui n’est pas celui des banquiers, ne doit pas servir à sécuriser le financement d’opérations financières et spéculatives, immobilières notamment, mais à améliorer les conditions de vie, de travail et d’emploi des parisien-ne-s. Nous proposons également de s’affranchir des agences de notations. Celles-ci ne servent qu’à mesurer l’écart qui nous sépare de l’orthodoxie libérale et d’un pseudo sérieux budgétaire. La Ville de Paris en paye deux, plus de 150 000 euros par an.

(70) D’intervenir pour une profonde réforme de la fiscalité locale au plan national. Il s’agit que la contribution des entreprises et des banques soit plus importante et les incite à diminuer les opérations et placements financiers pour, au contraire, accroître l’emploi et la croissance réelle à Paris. Cela permettrait, simultanément, d’alléger l’impôt local pesant sur les familles aux revenus modestes et moyens. Parallèlement nous proposons à l’échelle de la Ville de faire porter l’effort fiscal sur les plus fortunés. Nous proposons d’engager une révision générale des valeurs locatives cadastrales, aujourd’hui obsolètes. Elles servent au calcul de la fiscalité locale. Aujourd’hui, elles ne tiennent absolument pas compte de la bulle immobilière parisienne, par exemple. Nous proposons d’augmenter de 20% les valeurs locatives cadastrales des logements privés des arrondissements ayant moins de 5% de logements sociaux pour dégager des moyens nouveaux et y accélérer la création de logements sociaux.

(71) De se mobiliser pour obtenir de l’État le remboursement de sa dette aux Parisiens. Au titre en effet d’un certain nombre de dépenses de solidarités, avancées et assurées aujourd’hui par Paris, l’État doit plus d’un milliard d’euros à la Ville – une somme que nous réclamons depuis plusieurs années. Par ailleurs, il faut lutter contre les baisses de dotations. Sous couvert de décentralisation, l’État se désengage, et surtout abandonne les collectivités à leur sort. Ces baisses, annoncées et confirmées pour les années à venir, sont un facteur d’inégalité territoriale dramatique.

Publié le

23 mai 2014