Rechercher sur le site

Contractualisation : abstention responsable des élu-es communistes parisiens

Lors du conseil de Paris les élu-es communistes n’ont pas voté la délibération actant la contractualisation avec l’État.

La contractualisation voulue par le gouvernement est un recul historique, une mise à mal des droits conquis de haute lutte par les collectivités locales à l’égard de leur tutelle.

C’est une remise en cause du principe de libre administration des collectivités territoriales.
Nous avons été élu-es par les parisien-nes pour mettre en œuvre les politiques publiques qu’ils et elles ont choisies en 2014. Avec ce contrat c’est leur choix démocratique qui est violé. L’exécutif municipal reconnait qu’il signe uniquement parce que la négociation nous est favorable. Parce que la recette des loyers capitalisés est intégrée à notre budget de fonctionnement et que notre gestion, contrairement aux critiques de l’opposition, est bonne et responsable.

Nous nous félicitons du vœu adopté sur notre proposition. Ce vœu dénonce le principe même de la mise sous tutelle de l’État et propose de nouvelles pistes pour une réforme juste de la fiscalité locale. Ayant été à l’origine de la première édition des assises de la fiscalité locale, je m’en félicite.

L’organisation d’une nouvelle édition de ces assises sera l’occasion pour la Maire de Paris de rassembler des élu-es de plusieurs collectivités de tous bords politiques qui revendiquent le droit de pouvoir maintenir et développer des services publics de qualité et répondre aux besoins des habitants.

Nous avons par ailleurs obtenu dans le cadre du budget supplémentaire 180 000 € pour le fonds d’aide aux jeunes de la Mission locale, 50 000 euros pour la création de paniers solidaires en faveurs des plus démuni.e.s en lien avec les Halles alimentaires et une augmentation du budget du Conseil des Générations futures. Nous avons également réaffirmé l’importance de la création de la Cité des droits des femmes et d’une subvention exceptionnelle au réseau Mage sur les questions de genre pour compenser l’incompréhensible baisse de subvention de l’État.

Publié le

4 juin 2018

Auteur-e-s