Rechercher sur le site

Budget 2018 : Plus d’équipements publics dans notre ville

Danièle Premel réaffirme ici que nous voulons un Paris populaire, un Paris où toutes les classes sociales peuvent vivre et travailler, un Paris où, sans distinction se croisent et se mêlent les employés, les salariés, les étudiants, les cadres, les artisans, les petits commerçants. Pour cela, elle présente les amendements visant à lancer l’investissemement pour de nouveaux équipements publics dans les quartiers populaires, à recruter de nouveaux postes poru le logements et pour permettre au personnes en contrats aidés de retrouver le chemin de l’emploi.

Retrouvez son intervention.

Madame la Maire, mes chers collègues,

Le débat sur le budget primitif est l’occasion de revenir sur nos engagements de mandature et sur la vision que nous portons de Paris.

Je réaffirme ici pour le groupe communiste que nous voulons un Paris populaire, un Paris où toutes les classes sociales peuvent vivre et travailler, un Paris où, sans distinction se croisent et se mêlent les employés, les salariés, les étudiants, les cadres, les artisans, les petits commerçants.

• Pour respecter notre parole donnée sur notre programme de mandature,
• Pour être à la hauteur des enjeux qui nous interpellent et même parfois nous bouscule
• Pour construire un Paris à l’avenir solidaire,

Il nous faut dès aujourd’hui lancer les chantiers pour la création d’équipements publics.
A mi-mandat, nous avons l’obligation de proposer aux Parisiennes et Parisiens une perspective à long terme.

Pour que se mette en mouvement ce processus il nous faut engager dès aujourd’hui les études pour vérifier la faisabilité des projets programmés afin qu’ils soient livrés à partir de 2020.

Il s’agit d’offrir des services publics de proximité aux Parisiennes et aux Parisiens. Nous devons porter nos efforts en particulier sur les équipements culturels et les équipements pour la petite enfance.

Nous devons continuer à mobiliser plusieurs grandes emprises appartenant à la Ville pour une optimisation du foncier afin d’accueillir de nouveaux équipements publics sans négliger les rares parcelles privées disponibles
Notre effort doit permettre de compenser les déséquilibres qui existent entre certains quartiers et se concentrer sur les quartiers populaires qui sont sous dotés. C’est ce choix de tendre vers l’égalité des territoires qui nous amène à proposer des autorisations de programme

• d’équipements culturels : création de deux médiathèques, l’une Porte de Charenton, l’autre rue Noisy Le Sec dans le 20e, création d’une bibliothèque dans le quartier Paul Bourget du 13e arrondissement.
• des centres culturels et d’animation dans les 18e, 19e et 20e arrondissements.
• d’une structure pour la petite enfance dans le 13e arrondissement.

Cet effort pour des équipements publics de proximité doit se conjuguer avec la poursuite de nos engagements en matière de logement pour que les classes moyennes et les classes populaires puissent continuer à vivre dans Paris.

Le travail mené par notre adjoint au logement qui lutte pour la construction de logements sociaux et contre la spéculation immobilière va dans ce sens
Mais au-delà de la production, il nous faut mener un combat contre « air bnb » et la location des meublés touristiques qui engendre une spéculation immobilière, spéculation qui repousse trop souvent les parisiens au-delà du périphérique.

Le numéro d’enregistrement obligatoire pour toute location meublée de courte durée nous donne de nouveaux moyens contre le détournement de la loi que facilite et qu’encourage de fait ce type de site. Un texte n’est qu’un texte qui peut donner bonne conscience si nous l’accompagnons pas de moyens humains et matériel pour son application.

Pour Paris c’est le Bureau de la protection des locaux d’habitation qui effectue ce contrôle. Sa charge de travail se trouve accrue par cette nouvelle disposition et il est nécessaire de renforcer ses moyens. Les chiffres sont éloquents et reflètent bien l’ampleur de la tâche : 25 agents pour 70 000 annonces concernant des locaux parisiens répertoriés sur 300 plateformes.

En comparaison, des villes comme Barcelone et Berlin ont des équipes trois à quatre fois plus étoffées pour un nombre de meublés bien plus faible qu’à Paris.

Aussi, nous demandons que 6 postes supplémentaires soient ouverts pour consolider l’équipe du bureau de protection des locaux d’habitation. Certes, cela engendre une ligne budgétaire de plus et un coût supplémentaire pour la Ville. Mais le travail de ces agents permettra à la ville de bénéficier de ressources financières supplémentaires. Leur action a déjà permis à la ville d’encaisser plus d’un million d’euros d’amende
Nous devons afficher notre détermination contre la spéculation immobilière à Paris

Enfin, je voudrais aborder un dernier point : celui des salarié-es en contrat aidé qui travaillent à la Ville. Je parlais d’un Paris pour tous, un Paris où chacun peut vivre. Or, depuis cet été, les salarié-es en contrat aidé vivent dans une situation difficile,éprouvante et d’incertitude. Je ne reviendrai pas sur la décision brutale du gouvernement de ne pas renouveler un grand nombre de contrats aidés. Nous l’avons déjà dénoncée à de multiples reprises dans cette assemblée.

Mais aujourd’hui, face à ce constat, que décidons-nous de faire ? Il nous semble incontournable de prendre nos responsabilités et de redoubler d’efforts pour permettre à ces salariés de retrouver le chemin vers un emploi pérenne. Nous avons le devoir d’accompagner celles et ceux qui ont travaillé pour notre ville.
Pour cela, nous devons leur offrir une formation et un accompagnement à la hauteur des enjeux. C’est dans cet esprit que le groupe communiste a proposé que 400 000 euros soient destinés à l’accompagnement et à la formation de ces salariés.

Le budget que nous votons doit être le reflet de nos engagements pour un Paris pour tous et à tous.

Je vous remercie

Publié le

11 décembre 2017

Auteur-e-s