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Bravo à la résistance des « forçats » du vélo

Samedi 3 août, à Paris et dans plusieurs villes de France, des livreur-se-s Deliveroo, plateforme de livraison de repas, étaient en grève « contre les livraisons à 2 balles ». Leurs protestations se multiplient depuis 2017. Leurs conditions de travail ne cessent, en effet, de se dégrader.
D’abord rémunérés à l’heure, Deliveroo a changé les règles, payant ses « drivers » à la distance parcourue. Jusqu’à aujourd’hui, un prix minimum était instauré, pour chaque commande. Désormais, le tarif minimum des courses est supprimé. Les 4,70€ minimum parisien disparaissent. Par conséquence, le prix des courses les plus courtes, également les plus fréquentes pour les livreur-se-s, va donc diminuer. Des courses à moins de 3€ apparaissent.
C’est un manque à gagner important pour des travailleur-se-s dont les conditions d’activité sont déjà très précaires. Deliveroo et les autres entreprises de livraisons se livrent à une guerre des coûts dont les « riders » constituent la variable d’ajustement. Les livreur-se-s, subordonné-e-s à la plateforme, n’ont aucune marge de manœuvre sur les tarifs des courses. Les coursiers sont pourtant dits « indépendants » et ne bénéficient pas, par conséquence, des mêmes protections et garanties que des salarié-e-s. Pourtant, ils et elles sont tributaires des entreprises de livraison.
À ce titre, il faut, comme à Madrid, que les livreur-se-s soient reconnu-e-s comme des salarié-e-s de Deliveroo, avec la sécurité supplémentaire que cela garanti. Nous souhaitons le succès des actions collectives contre les plateformes, comme à Toulouse. Comme l’ont fait les parlementaires communistes en allant à la rencontre des livreurs à vélo dans tout le pays, le groupe communiste du conseil de Paris soutient la lutte des « riders » pour leurs conditions de travail et serons à leurs côtés lors de leurs prochaines mobilisations et ce dès mercredi.
Il les encourage à rejoindre les expériences de coopératives comme Olvo et Coopcycle qui les fédèrent au plan national et européen, afin que leurs conditions de travail s’améliorent et qu’ils soient partie prenante de la vie de leur entreprise. Ces coopératives pour lesquelles le groupe a obtenu et subvention et reconnaissance par la Ville de Paris. Elles sont à cent lieues des nouveaux esclavagistes que sont Deliveroo et autre Uber Eats.