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Bilan de mandat de Fanny Gaillanne 2014 - 2020

1. Bataille pour les Mineurs non accompagnés

Constat en 2014 : la plateforme d’accueil et d’évaluation des jeunes étrangers, à l’époque la PAOMIE, était gérée de manière dramatique par l’association France terre d’Asile ayant pour incidence le refus de prise en charge des mineurs étrangers par l’aide sociale à l’enfance.
Avec les associations RESF, l’ADMIE (association pour la défense des mineurs étrangers) nous avons porté la situation inadmissible dans laquelle se trouve ces jeunes continuellement suspectés d’être majeurs afin de « tomber » dans le droit commun.

La déclaration de la Maire de Paris « plus aucun lycéen ne doit dormir à la rue » nous a permis de pointer du doigt le cercle vicieux dans lequel se trouvent les jeunes : déclarés majeurs alors qu’ils sont mineurs, ils n’ont droit à aucune protection de la part de l’aide sociale à l’enfance et deviennent donc des lycéens à la rue puisque le 115 est complètement saturé. C’est ainsi qu’un dispositif spécifique a été créé pour les « jeunes étrangers » plus d’appellation mineur/majeurs afin de ne pas tomber dans la spirale infernale administrative et juridique. Ce dispositif a permis d’héberger 70 jeunes dans un premier temps puis il a été étendu à 140 (dispositif géré par urgence jeune je crois. Chiffres des hébergements à vérifier). Il faut aussi ajouter les montants que nous avons décrochés budget après budget pour les MNA

Ce n’est pas encore suffisant mais nous partions de rien.

2. Réfugiés

2015, crise des réfugiés après l’évacuation du campement sous le métro aérien à Stalingrad. A partir de ce moment là, nous n’avons cessé de demander (et nous y sommes arrivés) à ce que la Ville aille plus loin que ses compétences au nom de la crise humanitaire qui s’abattait sur Paris. Présente sur quasiment tous les campements, squats (http://www.communiste-frontdegauche-paris.org/Mise-a-l-abri-des-occupants-du), avec les habitants et les associations nous avons travaillé au rapport de force avec la ville, avec l’Etat et la préfecture. ll a fallu faire entendre à la ville de Paris que même si nous ne voulons pas de campements de rue, nous ne pouvons pas laisser les migrants sans eaux, sans couvertures, distributions alimentaires, sans sanitaires, sans poubelles etc. C’est toujours le problème actuellement par ailleurs : l’état ne mettant pas à l’abris les réfugiés, des campements se créent et il nous faut mètre en place un dispositif). Il a fallu faire entendre à la Préfecture qu’on « évacuait pas des personnes » mais qu’on les mettait à l’abris. Et enfin, il a fallu rappelé à l’Etat que la mise à l’abris était une de ses compétences.

La création de la bulle (accueil de jour) porte de la Chapelle est initialement une proposition de notre groupe (http://www.communiste-frontdegauche-paris.org/Les-elu-es-communistes-Front-de-2351 ; http://www.communiste-frontdegauche-paris.org/Voeu-relatif-a-la-prise-en-charge-2308 ; ) [voir le bilan de mandat de Gérald Briant pour compléter]

3. Les Halles alimentaires

http://www.communiste-frontdegauche-paris.org/Les-4-saisons-solidaires

4. Conseil de quartier dans le 19e : remarques

Ma pratique est totalement horizontale au sein de mon groupe d’animation ce qui facilite les discussions politiques plutôt que celles qui tournent autour de la sécurité et la propreté. Les réunions publiques sont gérées par les habitants eux-mêmes.
Les habitants de mon Conseil de quartier ont mal vécu le budget participatif de la ville. S’ils s’y sont investis les deux premières années, ils ont vite vu le gadget. Il faut je pense repenser ce budget participatif. Je serai même plus radicale : soit le supprimer soit le remettre entièrement aux mains des parisiens avec bien entendu les éléments des compréhensions pour les habitants. Aujourd’hui le budget participatif c’est un peu Noel pour les habitants et le moyen pour la ville de Paris de faire passer des investissements sous couvert d’une pseudo démocratie.

Publié le

25 juin 2019

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