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25/01/12 : Communiqué de Ian Brossat sur l’affaire Nadine Morano

Affaire Nadine Morano : en finir avec les passe-droits

Vendredi dernier, avenue du Général-Leclerc (Paris 14e), un jeune homme a été renversé par un motard escortant Nadine Morano à l’aéroport de Villacoublay. Il est temps de mettre fin à un régime d’exception en matière de circulation.

A la polémique, la ministre a répondu hier, en indiquant qu’il s’agissait d’un trajet officiel dans le cadre de ses fonctions. Elle devait en effet prendre un avion pour rejoindre François Fillon en déplacement à Sarrebourg (Moselle). En somme, elle affirme son bon droit, ce qui pose problème.

Aujourd’hui, à Paris, plusieurs centaines de personnes (ministres, mais aussi parlementaires, hauts fonctionnaires, etc.) profitent de dérogations leur permettant de s’affranchir des contraintes de la circulation. A la manière des pompiers, des policiers, du SAMU, ou d’un véhicule d’intervention EDF ou GDF – mais sans avoir à justifier d’une urgence.

Emprunter ainsi à contresens un axe de grande circulation, toutes sirènes hurlantes, pour gagner quelques petites minutes illustre une société à deux vitesses. Une conception d’Ancien Régime incompatible avec notre démocratie. Ces passe-droits doivent être remis en cause et drastiquement restreints à des situations exceptionnelles.

Ces escortes d’opérettes pour un oui ou pour un non ne sont plus tolérables dans les rues parisiennes. Il est temps de faire redescendre les ministres sur terre, qui doivent respecter le code de la route comme n’importe quel Parisien. Pour cette raison, à l’occasion du prochain Conseil de Paris de février 2012, je déposerai un vœu en ce sens, pour réaffirmer l’égalité de tous sur la chaussée, et demander que les ministres se rangent à la même enseigne que tous les usagers de la route.

Publié le

25 janvier 2012

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